Description
4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Grossesse Les inhibiteurs de l’ECA ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par inhibiteurs de l’ECA ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par inhibiteurs de l’ECA doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté. (voir rubriques 4.3 et 4.6). Hypotension Les inhibiteurs de l’ECA peuvent provoquer une hypotension sévère, surtout en début de traitement. Cette hypotension est plus susceptible de se produire chez les patients dont le système rénine-angiotensine-aldostérone est activé, comme dans l’hypertension rénale ou d’autres causes d’hypoperfusion rénale, une hyponatrémie ou une hypovolémie, ou un traitement antérieur par d’autres vasodilatateurs. Ces conditions peuvent coexister, particulièrement dans l’insuffisance cardiaque sévère. L’hypotension sera traitée en plaçant le patient en décubitus dorsal et en le perfusant pour augmenter la volémie. Le traitement par le cilazapril peut être continué une fois que la volémie du patient est rétablie, mais sera donné à une plus faible dose ou arrêté si l’hypotension persiste. Les patients à risque doivent démarrer le traitement par le cilazapril sous surveillance médicale, avec une faible dose initiale et une augmentation posologique prudente. Si possible, le traitement diurétique sera stoppé temporairement. La même prudence est nécessaire pour les patients souffrant d’angine de poitrine ou de maladie cérébrovasculaire, chez lesquels l’hypotension peut provoquer une ischémie myocardique ou cérébrale. Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskirène augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou d’aliskirène n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique. Insuffisance rénale Chez les patients souffrant d’insuffisance rénale, la dose de cilazapril sera ajustée selon la clairance de la créatinine (voir rubrique 4.2). Un contrôle systématique du potassium et de la créatinine fait partie de la pratique médicale normale pour ces patients. Les inhibiteurs de l’ECA ont des effets rénoprotecteurs établis, mais peuvent provoquer une altération réversible de la fonction rénale dans le cadre d’une perfusion rénale réduite, qu’elle soit due à une sténose bilatérale de l’artère rénale, une insuffisance cardiaque sévère, une hypovolémie, une hyponatrémie ou des diurétiques à fortes doses, et chez les patients recevant un traitement par AINS. Les mesures préventives incluent l’arrêt définitif ou temporaire des diurétiques, le démarrage du traitement par de très faibles doses d’inhibiteurs de l’ECA, et une augmentation prudente de la dose. Chez les patients présentant une sténose de l’artère rénale, l’activation du système rénine-angiotensine-aldostérone aide à maintenir la perfusion rénale en provoquant une constriction de l’artériole efférente. Par conséquent, le blocage de la formation d’angiotensine II, et peut-être également une augmentation de la formation de bradykinine, provoque une vasodilatation artériolaire efférente ayant pour résultat une réduction de la pression de filtration glomérulaire. L’hypotension contribue en outre à une réduction de la perfusion rénale (voir rubrique 4.4 « Hypotension »). Comme avec d’autres agents agissant sur le système rénine-angiotensine, le risque d’insuffisance rénale, y compris l’insuffisance rénale aiguë, est augmenté chez les patients présentant une sténose de l’artère rénale traités par le cilazapril. Par conséquent, une prudence particulière est nécessaire chez ces patients. Si une insuffisance rénale se produit, le traitement doit être arrêté. Hypersensibilité/ Angio-oedème Des angio-œdèmes ont été associés aux IEC, avec une incidence rapportée de 0,1-0,5%. L’angio-œdème du aux inhibiteurs de l’ECA peut se présenter sous forme d’épisodes récurrents de gonflement du visage, qui se résolvent à l’arrêt du traitement, ou sous forme d’œdème bucco-pharyngé aigu et d’obstruction des voies aériennes, qui nécessitent un traitement d’urgence, et peut être à risque vital. Une variante est l’angio-œdème intestinal, qui tend à se produire dans les premières 24–48 heures du traitement. Le risque d’œdème de Quincke semble être plus élevé chez les patients de race noire que chez les autres patients. Les patients présentant un antécédent d’angio�œdème non lié à la prise d’inhibiteurs de l’ECA peuvent être à risque plus élevé. L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-oedème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de cilazapril. Le traitement par cilazapril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC. Anaphylaxie Hémodialyse Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez les patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité, (par ex. AN 69) recevant des inhibiteurs de l’ECA. Il conviendra d’utiliser un autre type de membrane de dialyse ou un agent antihypertenseur de classe différente chez ces patients. Aphérèse des lipoprotéines de faible densité (LDL) Des réactions anaphylactoïdes menaçant la vie du patient ont été observées chez des patients traités par inhibiteurs de l’ECA pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions peuvent être évitées en interrompant transitoirement le traitement par l’inhibiteur de l’ECA avant chaque aphérèse. Désensibilisation Des réactions anaphylactiques peuvent se produire chez les patients suivant un traitement de désensibilisation avec du venins d’abeille ou de guêpe et traités par un IEC. Le cilazapril doit être arrêté avant de commencer la désensibilisation, et ne doit pas être remplacé par un β- bloquant. Troubles hépatiques Des cas isolés de troubles de la fonction hépatiques, tels qu’une augmentation des valeurs des tests de la fonction hépatique (transaminases, bilirubine, phosphatase alcaline, gamma GT) et une hépatite cholestatique avec ou sans nécrose, ont été rapportés. Les patients recevant du cilazapril qui développent une jaunisse ou des élévations marquées des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par le cilazapril et recevoir un suivi médical approprié. Chez les patients présentant une cirrhose hépatique (mais sans ascite) qui nécessitent un traitement contre l’hypertension, le cilazapril sera initié à une plus faible dose et avec grande prudence, en raison du risque de survenue d’une hypotension significative (voir rubrique 4.2). Chez les patients ayant ascite, l’administration du cilazapril est déconseillée. Troubles sanguins Une thrombopénie, une neutropénie et une agranulocytose ont été associées aux inhibiteurs de l’ECA. Une agranulocytose a surtout été rapportée chez les patients présentant une insuffisance rénale ou une maladie du collagène vasculaire, et ceux recevant un traitement immunosuppresseur. Une surveillance régulière de la numération leucocytaire est recommandée chez de tels patients. Kaliémie Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d’aldostérone. Cet effet n’est généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de l’aldostérone ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5). Diabète L’administration d’inhibiteurs de l’ECA aux patients souffrant de diabète peut potentialiser l’effet hypoglycémiant des hypoglycémiants oraux ou de l’insuline, surtout chez les patients atteints d’insuffisance rénale. Chez de tels patients, la glycémie doit être étroitement surveillée pendant l’initiation du traitement par inhibiteurs de l’ECA. Intervention chirurgicale/Anesthésie Les agents anesthésiques avec des effets hypotenseurs peuvent provoquer une hypotension chez les patients recevant des inhibiteurs de l’ECA. Dans ce cadre, l’hypotension peut être corrigée par une augmentation de la volémie. Sténose aortique/cardiomyopathie hypertrophique Les inhibiteurs de l’ECA doivent être utilisés avec prudence chez les patients atteints de troubles cardiaques obstructifs (par ex. sténose mitrale, sténose aortique, cardiomyopathie hypertrophique), car le débit cardiaque ne peut pas augmenter pour compenser la vasodilatation systémique, et il y a un risque d’hypotension sévère. Inhibace contient du lactose Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament. Inhibace contient du sodium Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement » sans sodium « . Ethnicité Les inhibiteurs de l’ECA sont moins efficaces en temps qu’antihypertenseurs chez les patients de race noire. Ces patients présentent également un risque plus élevé d’angio-oedème .





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