Description
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Daphne est composé d’un progestatif, l’acétate de cyprotérone, et d’un estrogène, l’éthinylestradiol, et est administré pendant 21 jours au cours de chaque cycle menstruel. Sa composition est similaire à celle d’un contraceptif oral combiné (COC). L’expérience clinique et épidémiologique sur les combinaisons œstrogènes/progestatifs comme Daphne repose principalement sur les contraceptifs oraux combinés (COC). Les mises en garde suivantes concernant l’utilisation de COC sont dès lors également valables pour Daphne. Durée d’utilisation Trois mois au moins sont nécessaires pour obtenir une amélioration des symptômes. La nécessité de poursuivre le traitement doit être évaluée régulièrement par le médecin traitant (voir rubrique 4.2). Mises en garde Si l’un(e) des affections/ facteurs de risque mentionnés ci-dessous est présent(e), les bénéfices de l’utilisation de Daphne doivent être évalués de façon individuelle au regard des risques possibles pour la patiente et discutés avec elle avant qu’elle ne décide de commencer à utiliser Daphne. En cas d’aggravation, d’exacerbation ou de survenue pour la première fois de l’une de ces affections ou de l’un de ces facteurs de risque, la patiente doit contacter son médecin. Le médecin devra alors décider s’il est nécessaire d’interrompre l’utilisation de Daphne. Troubles vasculaires L’utilisation de Daphne est associée à une augmentation du risque thromboembolique veineux comparé à une non-utilisation. Le surrisque d’événements thromboemboliques veineux (ETV) est maximal au cours de la première année d’utilisation de Daphne ou lorsque la patiente reprend son traitement ou lorsqu’elle l’utilise après un intervalle sans pilule d’au moins un mois. Les événements thromboemboliques veineux peuvent menacer le pronostic vital ou être fatals dans 1-2 % des cas. Les études épidémiologiques ont montré que l’incidence des ETV est 1,5 à 2 fois plus élevée chez les utilisatrices de Daphne que chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés (COC) contenant du lévonorgestrel et pourrait être similaire au risque observé avec les COC contenant du désogestrel / du gestodène / de la drospérinone. Une thrombo-embolie veineuse (TEV), se manifestant sous la forme d’une thrombose veineuse profonde et/ou d’une embolie pulmonaire, peut survenir pendant l’utilisation de toute COC. Le risque thromboembolique veineux augmente dans les cas suivants: âge; tabagisme (le risque est d’autant plus élevé que le tabagisme est important et l’âge avancé, en particulier après 35 ans. Il doit être fortement recommandé aux femmes de plus de 35 ans de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser Daphne); antécédents familiaux (événements thromboemboliques veineux survenus dans la fratrie ou chez un parent à un âge relativement jeune). Si une prédisposition héréditaire est suspectée, la patiente devra être renvoyée vers un spécialiste pour se faire conseiller avant toute décision concernant l’utilisation d’un contraceptif hormonal; immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention sur les jambes ou traumatisme majeur. Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l’utilisation du médicament (au moins quatre semaines à l’avance, en cas de chirurgie programmée) et de ne le reprendre que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Un traitement anti�thrombotique devra être envisagé si l’utilisation de Daphne n’a pas été interrompue à l’avance. obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2 ). Il n’existe pas de consensus quant au rôle possible des veines variqueuses et de la thrombophlébite superficielle dans la thrombo-embolie veineuse. Il est possible que l’on compte, parmi les utilisatrices de Daphne, des patientes pouvant présenter un risque cardiovasculaire accru de façon inhérente, comme celui associé au syndrome des ovaires polykystiques. Les études épidémiologiques ont également montré une association entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux et une augmentation du risque de thromboembolique artériel (infarctus du myocarde, accident ischémique transitoire). Une thrombo-embolie artérielle peut menacer le pronostic vital ou avoir une issue fatale. De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont également été signalés ailleurs, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales, cérébrales ou rétiniennes, chez les utilisatrices de contraceptifs hormonaux. Les symptômes d’une thrombose veineuse ou artérielle ou d’un accident vasculaire cérébral peuvent être notamment: douleur et/ou gonflement unilatéral inhabituel de la jambe; douleur soudaine et sévère dans la poitrine, irradiant ou non dans le bras gauche; essoufflement soudain; apparition soudaine d’une toux; céphalées inhabituelles, sévères, prolongées; perte soudaine de la vision, partielle ou totale; diplopie; troubles du langage ou aphasie; vertiges; perte de connaissance avec ou sans convulsions focalisées; affaiblissement ou engourdissement très marqué touchant subitement un hémicorps ou une partie du corps; troubles moteurs; douleur abdominale aiguë. Le risque de complications thromboemboliques artérielles ou d’accident vasculaire cérébral augmente dans les cas suivants: âge; tabagisme (le risque est d’autant plus élevé que le tabagisme est important et l’âge avancé, en particulier après 35 ans. Il doit être fortement recommandé aux femmes de plus de 35 ans de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser Daphne); dyslipoprotéinémie; obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²); hypertension artérielle; migraine; valvulopathie cardiaque; fibrillation auriculaire; antécédents familiaux (thrombose artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent à un âge relativement jeune). Si une prédisposition héréditaire est suspectée, la patiente devra être renvoyée vers un spécialiste pour se faire conseiller avant toute décision concernant l’utilisation d’un contraceptif hormonal. Chez les femmes présentant plusieurs facteurs de risque ou un facteur de risque individuel très marqué, la possibilité d’une augmentation synergique du risque de thrombose doit être prise en compte. Ce risque accru peut être supérieur à la somme des risques liés aux différents facteurs pris séparément. Daphne ne doit pas être prescrit si le rapport risque/bénéfice est négatif (voir Contre�indications). Les autres affections médicales qui ont été associées à des événements indésirables vasculaires sont notamment le diabète, le lupus érythémateux disséminé, le syndrome hémolytique et urémique, les entéropathies inflammatoires chroniques (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique, p. ex.) et la drépanocytose. L’augmentation du risque thromboembolique en période post-partum doit être prise en compte (voir rubrique 4.6). L’augmentation de la fréquence ou de la sévérité des migraines au cours de l’utilisation de Daphne (pouvant être le signe précurseur d’un AVC) peut constituer un motif d’arrêt immédiat de Daphne. Il doit être spécifiquement indiqué aux femmes utilisant Daphne de contacter leur médecin en cas de symptômes évoquant une possible thrombose. En cas de thrombose suspectée ou confirmée, l’utilisation de Daphne doit être interrompue. Une contraception adéquate doit être instaurée en raison de la tératogénicité du traitement anticoagulant (coumariniques). Lors de l’évaluation des avantages et des inconvénients, le médecin doit tenir compte du fait qu’un traitement efficace contre une pathologie permet de réduire le risque de thrombose qui lui est associé et que le risque associé à une grossesse est plus élevé que celui associé à un COC faiblement dosé (< 0,05 mg d'éthinylestradiol). Tumeurs Le principal facteur de risque de carcinome du col de l'utérus est une infection persistante par le HPV. Certaines études épidémiologiques ont montré que l'utilisation prolongée de COC pourrait contribuer à augmenter ce risque, mais il subsiste des controverses quant à la mesure dans laquelle cette observation pourrait être attribuable à des effets perturbateurs, par exemple frottis cervicaux de dépistage et comportement sexuel, notamment l'utilisation de contraceptifs de type barrière. Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a fait état d'un risque relatif légèrement accru (RR=1,24) de diagnostic de cancer du sein chez les utilisatrices d'un COC. Cette augmentation du risque disparaît progressivement au cours des dix années qui suivent l'arrêt de l'utilisation du COC. Comme le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre supplémentaire de diagnostics de cancer du sein chez les utilisatrices d'un COC ou les femmes qui ont utilisé récemment un COC est faible par rapport au risque de cancer du sein sur toute la durée de vie. Ces études ne fournissent aucune preuve de relation de cause à effet. Le schéma de risque accru observé pourrait être la conséquence d'un diagnostic plus précoce des cancers du sein chez les utilisatrices d'un COC, des effets biologiques des COC ou d'une association des deux. On observe une tendance selon laquelle les cas de cancer du sein diagnostiqués chez des femmes qui ont utilisé à un moment donné un COC se trouvent à un stade clinique moins avancé que les cancers diagnostiqués chez des femmes n'ayant jamais utilisé de COC. On a décrit chez les utilisatrices de COC de rares cas de tumeurs hépatiques bénignes et des cas encore plus rares de tumeurs hépatiques malignes. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont engendré une hémorragie abdominale représentant un danger pour le pronostic vital. Une tumeur hépatique doit être envisagée lors du diagnostic différentiel chez les femmes qui utilisent un COC en cas de douleur intense dans le haut de l'abdomen, d'hypertrophie du foie ou de phénomènes susceptibles d'indiquer une hémorragie abdominale. Les tumeurs malignes peuvent menacer le pronostic vital ou avoir une issue fatale. Méningiome Des cas de méningiomes (simples et multiples) ont été rapportés lors de l'utilisation d'acétate de cyprotérone, principalement à des doses élevées de 25 mg et plus et sur une durée prolongée (voir rubrique 5.1). Si un méningiome est diagnostiqué chez un patient, tout traitement contenant de la cyprotérone, y compris Daphne, doit être interrompu par mesure de précaution. Autres situations Chez les femmes atteintes d'hypertriglycéridémie ou avec des antécédents familiaux positifs d'hypertriglycéridémie, l'utilisation de COC peut engendrer un risque accru de pancréatite. Bien que l'on décrive chez de nombreusesfemmes qui utilisent un COC ou Daphne une élévation limitée de la tension artérielle, les élévations de la tension artérielle cliniquement significatives sont rares. Si toutefois une hypertension cliniquement significative et persistante se développe au cours de l'utilisation d'un COC, il est alors prudent que le médecin supprime le COC et traite l'hypertension. Dans la mesure où cela est considéré comme justifié, on peut reprendre le COC si le traitement antihypertenseur permet de rétablir des valeurs normales de la tension artérielle. Les affections suivantes ont été décrites tant pendant la grossesse qu'au cours de l'utilisation d'un COC, mais il n'existe pas de preuve définitive de l'existence d'une relation avec l'utilisation de COC: ictère et/ou prurit associé à de la cholestase; formation de calculs biliaires; porphyrie; lupus érythémateux systémique; syndrome urémique hémolytique; chorée de Sydenham; herpès gestationnel; perte d'audition associée à de l'otosclérose et épilepsie. Les œstrogènes exogènes peuvent déclencher ou aggraver les symptômes de l'angioœdème héréditaire et acquis. Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter l'interruption de l'utilisation d'un COC jusqu'à normalisation des paramètres de la fonction hépatique. La réapparition d'un ictère cholestatique après un premier épisode au cours d'une grossesse ou lors d'utilisation antérieure de stéroïdes sexuels nécessite l'arrêt de l'utilisation du COC. Bien que les COC puissent exercer un effet sur la résistance périphérique à l'insuline et sur la tolérance au glucose, il n'existe aucune preuve de la nécessité d'une modification du schéma thérapeutique chez les patientes diabétiques qui utilisent un COC faiblement dosé (contenant <0,05 mg d'éthinylestradiol). Les patientes diabétiques nécessitent cependant un suivi attentif lors de l'utilisation de COC. L'état dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à l'utilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements d'humeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement. La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse ont été mises en relation avec l'utilisation de COC. Du chloasma peut occasionnellement survenir, surtout chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes prédisposées au chloasma doivent éviter de s'exposer à la lumière solaire ou aux rayons ultraviolets pendant qu'elles utilisent un COC. Si, chez les femmes souffrant d'hirsutisme, les symptômes sont apparus récemment ou se sont manifestement aggravés, on doit alors en élucider la cause (tumeur productrice d'androgènes, déficience enzymatique surrénalienne) par le biais d'un diagnostic différentiel. Examens médicaux et contrôles Avant de commencer à prendre Daphne ou avant de recommencer à l'utiliser, il convient de recueillir une anamnèse complète et de procéder à un examen clinique approfondi, en regard des contre�indications (voir rubrique 4.3) et des mises en garde et ces examens doivent être régulièrement répétés. Des examens médicaux réguliers sont également importants dans la mesure où des contre-indications (par ex. une attaque ischémique transitoire, etc.) ou des facteurs de risque (par ex. antécédents familiaux de thrombose veineuse ou artérielle) peuvent apparaître pour la première fois au cours de l'utilisation de Daphne. La fréquence et la nature des examens doivent se conformer aux directives pratiques existantes et être adaptées individuellement à chaque femme, mais on accordera généralement une attention toute particulière à la tension artérielle et aux organes mammaires, abdominaux et pelviens, y compris à la cytologie cervicale. Il convient d'avertir les utilisatrices de ce que des préparations comme Daphne ne les protègent pas contre les infections par le VIH (SIDA) ni contre les autres maladies sexuellement transmissibles. Réduction de la fiabilité L'effet anticonceptionnel de Daphne peut se trouver réduit, par exemple, en cas d'oubli de comprimés (voir rubrique 4.2 " Que faire en cas d'oubli de comprimés ") , de problèmes gastro-intestinaux (voir rubrique 4.2 " Que faire en cas de troubles gastro-intestinaux ") pendant la prise des comprimés ou d'utilisation simultanée d'autres médicaments (voir rubrique 4.5). Moins bon contrôle du cycle Les combinaisons œstrogènes/progestatifs peuvent provoquer des pertes de sang irrégulières (spotting ou saignements intermittents), surtout au cours des premiers mois d'utilisation. Dès lors, une évaluation d'éventuelles pertes de sang irrégulières ne se justifie qu'après une période d'adaptation d'environ trois cycles. Si les pertes de sang irrégulières persistent ou apparaissent après des cycles précédents réguliers, il convient d'envisager des causes non hormonales et des mesures diagnostiques adéquates sont indiquées afin d'exclure une tumeur maligne ou une grossesse. Cela peut nécessiter un curetage. Chez certaines femmes, il peut arriver qu'aucune hémorragie de privation ne se produise au cours de l'intervalle sans comprimés. Si Daphne a été pris conformément aux indications de la rubrique 4.2, il est peu vraisemblable que la femme soit enceinte. Si par contre Daphne n'a pas été pris conformément à ces indications au cours de la période qui précède une première absence d'hémorragie de privation ou au bout de deux absences successives d'hémorragie de privation, il convient d'exclure une grossesse avant de poursuivre l'utilisation de Daphne. Daphne contient du lactose Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.





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