Description
4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Risques hépatiques Le risque de toxicité hépatique est considérablement augmenté dans l’éthylisme chronique. Une réduction de la posologie s’impose donc chez ces patients. Insuffisance hépatique sévère ou maladie hépatique active décompensée. La prudence est recommandée en cas d’insuffisance hépatique avérée. Il en est de même chez les patients consommant des substances inductrices des enzymes hépatiques (alcool, barbituriques, antiépileptiques). Dans ces cas, l’accumulation des métabolites toxiques du paracétamol peut aggraver ou entraîner des lésions hépatiques. Prendre en une seule fois une dose équivalant à plusieurs fois la dose journalière peut endommager gravement le foie ; il n’y a pas toujours de perte de conscience. Il est cependant nécessaire d’appeler immédiatement un médecin en raison du risque de dommage hépatique irréversible (voir rubrique 4.9). La prudence est de mise en cas de présence des facteurs de risque suivants, qui abaissent éventuellement le seuil de toxicité hépatique : insuffisance hépatique (dont le syndrome de Gilbert), hépatite aiguë, insuffisance rénale, alcoolisme chronique et adultes très maigres (< 50 kg). La posologie doit dans ces cas être adaptée (voir rubrique 4.2).
Risques rénaux L’administration de paracétamol à des patients atteints d’insuffisance rénale modérée à sévère peut aboutir à une accumulation de dérivés conjugués. Comme pour tout analgésique, le traitement sera aussi bref que possible et limité à la période symptomatique, le rôle du paracétamol n’ayant pas été totalement exclu dans le développement de certaines néphropathies aux analgésiques. Réactions cutanées graves Le paracétamol peut provoquer des réactions cutanées graves telles que la pustulose exanthématique aiguë généralisée, le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique, qui peuvent être fatals. Les patients doivent être informés des signes de réactions cutanées graves, et l’utilisation du médicament devrait être arrêtée à la première apparition de l’éruption cutanée ou de tout autre signe d’hypersensibilité. Utilisation concomitante avec d’autres médicaments Un traitement concomitant avec des médicaments qui influencent la fonction hépatique, la déshydratation et la malnutrition chronique (faibles réserves de glutathion hépatique) sont également des facteurs de risque d’apparition d’hépatotoxicité et qui peuvent éventuellement abaisser le seuil de toxicité hépatique. La dose journalière maximale ne peut certainement pas être dépassée chez ces patients. Afin d’éviter le risque de surdosage, il y a lieu de vérifier que les autres médicaments administrés ne contiennent pas de paracétamol. L’administration de dose de paracétamol plus élevée que celles recommandées engendre un risque de dommage très sérieux du foie. Les symptômes cliniques de dommage du foie sont généralement d’abord observés après 1 à 2 jours suivant le surdosage en paracétamol. Les symptômes maximaux de dommage du foie sont généralement observés après 3 à 4 jours. Le traitement par l’antidote doit être donné le plus rapidement possible. Des cas d’acidose métabolique à trou anionique élevé (AMTAE) due à une acidose pyroglutamique ont été rapportéschez les patients atteints d’une maladie grave telle qu’ une insuffisance rénale sévère et un sepsis, ou chez les patients souffrant de malnutrition oud’autres sources de déficit en glutathion (par exemple, alcoolisme chronique), qui ont été traités par du paracétamol à une dose thérapeutique pendant une période prolongée ou par une association de paracétamol et de flucloxacilline. En cas de suspicion d’AMTAE due à une acidose pyroglutamique, il est recommandé d’arrêter immédiatement le paracétamol et d’effectuer une surveillance étroite. La mesure de la 5-oxoproline urinaire peut être utile pour identifier l’acidose pyroglutamique comme cause sous-jacente de l’AMTAE chez les patients présentant de multiples facteurs de risque. Personnes âgées Chez des sujets âgés, des tests hépatiques et rénaux doivent être effectués afin de déceler précocement une éventuelle insuffisance hépatique ou rénale. Population pédiatrique Une prudence particulière et un respect de la posologie recommandée sont indispensables chez les enfants épileptiques traités par barbituriques, phénytoïne, carbamazépine ou lamotrigine. Chez les enfants et les adolescents traités avec 60 mg / kg de paracétamol par jour, l’association avec un autre antipyrétique n’est pas justifiée, sauf en cas d’inefficacité. Autres La consommation d’alcool pendant le traitement est déconseillée. L’administration répétée de paracétamol est contre-indiquée chez les patients atteints d’anémie ou de maladie cardiaque, pulmonaire, rénale ou hépatique. Lors d’un traitement prolongé ou à fortes doses de paracétamol, il convient de contrôler régulièrement les fonctions hépatique et rénale. Lorsque les analgésiques sont utilisés à long terme (>3 mois) avec une administration tous les jours ou plus fréquente, des céphalées peuvent se développer ou s’aggraver. Les céphalées provoquées par une consommation excessive d’analgésiques (Maux de têtes par abus de médicaments), ne doivent pas être traitées par une augmentation de dose. Dans de tels cas, l’utilisation d’analgésiques doit être interrompue en accord avec le médecin. En cas de fièvre aiguë, ou de signe d’infection secondaire ou de persistance des plaintes, il y a lieu de consulter un médecin. La prudence est de mise en cas d’administration de paracétamol à des patients présentant une carence en glucose-6-phosphate déshydrogénase et une anémie hémolytique. La prudence est requise en cas d’anorexie, boulimie ou cachexie: malnutrition chronique (faibles réserves de glutathion hépatique). La prudence est requise en cas de déshydratation, hypovolémie.





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